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Questions des données

Définitions Sous-estimation des données

Les informations divulguées sur de nombreux sites sur le COVID-19 utilisent des indicateurs dont l’interprétation n’est pas toujours claire pour le public en général. Voici les plus utilisés et leur définition.

  • Incidence : c’est le nombre de nouveaux cas (par jour, par mois ou par an) d’une maladie ; par exemple, le nombre de nouveaux cas d’infections par COVID-19 publiés chaque jour.

  • Prévalence : c’est le nombre total de cas existant à un certain moment ; par exemple, le nombre de cas de COVID-19 au 31 mai dans un pays.

  • Cas confirmés : en général, les chiffres officiels retiennent le nombre de cas confirmés positifs par un test virologique (le PCR) ; tous les malades, symptomatiques ou pas, qui n’ont pas été testés ne sont donc pas pris en compte.

  • Taux de mortalité : c’est le nombre de décès d’une maladie rapporté à la population totale.

  • Taux de morbidité ou taux d’infection : c’est le nombre de cas rapporté à la population totale.

  • Taux de létalité (fatality rate en anglais) : c’est le nombre de décès confirmés rapporté au nombre de cas (le plus souvent de cas confirmés).


Il faut rappeler que le nombre de cas du COVID-19 (et de décès) est systématiquement sous-estimé dans les chiffres officiels rapportés par presque tous les pays, ce qui rend plus difficile l’analyse de tendances. Ceci est le résultat de plusieurs facteurs : tout d’abord, les systèmes nationaux d’information ne recensent le plus souvent que les cas confirmés par un test virologique (essentiellement les tests PCR) et les décès hospitaliers, alors que bien des pays souffrent d’un manque de kits de tests. Tous les cas non-testés (y compris le grand nombre de malades asymtomatiques), et les décès survenus en maisons de retraite où à la maison, ne sont pas pris en compte. Au total, plusieurs études on estimé le nombre réel de cas à près de 10 fois ou plus le nombre officiel, et le nombre de réel de décès au double du nombre officiel. Pour illustrer ce fait, nous nous basons sur les travaux de Christian Bommer & Sebastian Vollmer. Ces chercheurs partent d’un taux de létalité (infection fatality rate, IFR) espéré pour plusieurs pays standardisé par la structure par âge de la population de chaque pays et les taux de mortalité moyens par tranche d’âge observés pour le COVID-19 (voir Verity R, Okell LC, Dorigatti I, Winskill P, Whittaker C, Imai N, et al. Estimates of the severity of coronavirus disease 2019: a model-based analysis. Lancet Infect Dis 2020; https://doi.org/10.1016/S1473-3099(20)30243-7). Ensuite, les chercheurs ont estimé le nombre de cas réels pour une daté donnée J en divisant le nombre de décès à la date J par le taux de létalité standardisé. Nous avons actualisé leurs estimations et calculé les taux d’infection (le % de la population qui serait porteuse du virus) et de détection (le % des cas réel estimés qui aurait été confirmé). Cette méthode – il y en a d’autres – produit des ordres de grandeur plutôt que des valeurs précises, car le nombre de décès n’est pas toujours fiable et le taux de létalité est supposé fixe. Néanmoins, ces estimations suggèrent des conclusions importantes, que de façon générale sont confirmés par des études plus rigoureuses :

  1. Le taux d’infection par le coronavirus est très faible dans presque tous les pays pour lesquels l’estimation a été faite, atteignant tout au plus 7,4% en Belgique et 9,9% au Pérou. Cette conclusion est confirmée par d’autres études, qui ont toutes mis en évidence un taux d’infection très bas, et très inférieur au taux supposé nécessaire à l’immunisation populationnelle (herd immunization), qui a été estimé entre 40 et 60%. Ce qui veut dire que dans tous les pays, la plus grande partie de la population demeure susceptible d’être infectée par le virus.

  2. Le taux de détection selon ces estimatives est aussi très bas dans la plupart des pays, variant de 45% en Corée du Sud et 27-29% en Allemagne et aux Etats Unis à 16% au Brésil et à moins de 10% en France et en Italie. En moyenne, pour la plupart des pays il faut multiplier le nombre des cas confirmés para un facteur de 5 à 15 pour trouver le nombre de cas réel.

Il faut rappeler que la politique de dépistage et testage dans les divers pays, ainsi que la fiabilité des données de mortalité, influent grandement sur ces estimations et peuvent donner des résultats peu crédibles.

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